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Vierge de Saint-Gilles

La dévotion des ducs de Bourbon s'adressait en particulier à la Vierge de l'Immaculée Conception, en l'honneur de laquelle Jean II avait créé une chapelle dans la collégiale de Moulins (elle-même fondée en 1378 par le précédent duc, Louis II, sous le vocable de Notre-Dame). Louis II fut aussi le créateur, vers 1370, de l'ordre des chevaliers de Notre-Dame.
A la fin du XVe siècle, l'oeuvre du Maître de Moulins exprime bien la ferveur mariale de ses commanditaires princiers : le triptyque de La Vierge glorieuse, La Vierge à l'Enfant adorée par les anges conservés dans les musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles et les panneaux de la Rencontre à la Porte dorée (National Gallery de Londres) et de l'Annonciation (Art Institute de Chicago), appartenant à un retable qui célébrait l'Immaculée Conception (dont trois panneaux sont conservés au Louvre).
Toutefois, seul un petit nombre d'oeuvres des collections des musées de l'Allier peut être directement rattaché, dans l'état actuel de nos connaissances, au mécénat des ducs de Bourbon. Au musée Anne de Beaujeu, une oeuvre bien documentée constitue un témoignage de l'art des sculpteurs qui répondaient aux commandes ducales.

Entrée dans les collections nationales par dation, en paiement de droits de succession, cette statue évoque la grande qualité de la production des sculpteurs du duché de Bourbon à la fin du Moyen Age. Elle fut vendue en 1938 -d'après une inscription sur le revers- lors de la suppression de l'Hôpital Saint-Joseph de Moulins. Cette institution, créée en 1651, avait reçu en dévolution les biens d'une autre institution hospitalière, l'Hospice Saint-Gilles, fondé par le duc Pierre II de Beaujeu en 1499.

Vierge de Saint-GillesVierge de Saint-Gilles


VIERGE DE SAINT GILLES

Musée Anne de Beaujeu (Moulins)
Inv. D.95.2.1
- acquisition par le musée du Louvre
et dépôt au musée Anne de Beaujeu)
Fin du XVe siècle
Pierre calcaire anciennement polychromée
- H : 85,5 cm - Long : 34 cm - Prof. : 29 cm

La Vierge porte sur son bras droit l'Enfant qui s'agrippe à la cordelière à houppes du manteau de sa Mère. La douceur des traits des visages et l'expression mutine de l'Enfant sont caractéristiques de l'art des sculpteurs de la Vallée de la Loire vers 1500. Les proportions assez courtes de la Vierge et de l'Enfant et les plis profonds de l'ample manteau se réfèrent toutefois au travail des sculpteurs bourguignons : des artistes issus des ateliers dijonnais ont pu venir oeuvrer à Moulins pour Agnès de Bourgogne (morte en 1476), duchesse douairière de Bourbon et mère du duc Jean II. Le type de coiffure en particulier, parsemé de boucles dites « à crochets », situées en bordure de la masse ondulée de la chevelure, est apparu en Bourgogne au milieu du XVe siècle.

Bibliographie

- L'art à la cour des Bourbons, exposition, Société d'Emulation du Bourbonnais, 1955. Jacques Baudoin, La sculpture flamboyante en Auvergne, Bourbonnais, Forez, p. 156-158.

- Marie Pottecher, La sculpture à la cour ducale de Bourbon. Eléments de réflexion à propos des influences bourguignonnes au milieu du XVe siècle, Etudes bourbonnaises, 2005, p. 300-302.
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