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Ebreuil, église Saint-Léger

M.H. 1840

Historique
Fuyant l'invasion danoise de 898, les moines de Saint-Maixent (Poitou) se réfugient à Ébreuil avec les reliques de saint Léger et de saint Maixent. Une partie d'entre eux restera à Ébreuil et édifiera un monastère à partir de 906. L'église est devenue paroissiale en 1793.

Architecture et ornementation
Le clocher-porche de la façade n'est pas sans rappeler celui de Saint-Benoît-sur-Loire.
Sous ce porche, la porte d'accès à l'église est composée de deux vantaux romans de bois marouflé, c'est-à-dire recouverts de cuir, teints en rouge. Chacun est pourvu d'un anneau-heurtoir en bronze, à mufle de lion stylisé, rappelant la dinanderie byzantine. La platine circulaire supportant l'un d'eux est gravée d'une inscription latine : « adest porta paer quam justi redeunt ad patriam » (« voici la porte par laquelle les justes arrivent à la patrie »).
Le chevet a été reconstruit au tout début du XIIIe siècle ; les chapelles rayonnantes sont percées de baies en plein cintre, mais à multiples arcs montrant l'arrivée du style gothique.
À l'intérieur, la nef, encore couverte d'une charpente, est bordée de bas-côtés ; les grandes arcades reposent sur des piliers carrés ; des éléments qui permettent une datation de la fin du XIe siècle. Le transept saillant a été sectionné au sud lors de la reconstruction des bâtiments abbatiaux à la fin du XVIIIe siècle.
La tribune au-dessus du narthex présente un remarquable décor peint roman, daté des années 1125 : trois registres ceinturent le mur : de bas en haut, des draperies en trompe-l'oeil, des scènes historiées dont les personnages sont grandeur nature, une frise de rinceaux, d'animaux fantastiques et de scènes de chasse. Au sud, sont placés saint Austremoine, le pape Clément et un inconnu, le martyre de Pancrace, saint du IVe siècle (son bourreau s'apprêtant à le décapiter). L'ouest est consacré au martyre de sainte Valérie ; convertie au christianisme par saint Martial, son fiancé le duc Étienne la fait décapiter, mais elle prend sa tête dans ses mains et la porte sur l'autel où saint Martial célèbre la messe.
Au nord se déploient les trois archanges : Michel (qui terrasse le dragon), Gabriel (qui annonce à Marie qu'elle sera mère de Jésus) et Raphaël (qui guérit le père de Tobie). Ces peintures, posées par aplat, linéaires (les traits de contours sont bien marqués), dont le fond est composé de damiers ou de bandeaux horizontaux, et la palette dans les tons de gris et ocre, sont significatives des peintures romanes.

Galerie de photographies

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