Après ses études à l’académie des Beaux-Arts de Tilburg dans les années 60, l’œuvre de Wouter van Boesschoten s’est développée du non-figuratif aux sujets plus reconnaissables empruntés souvent au sport et à la musique. Ces dernières années, le retour à une peinture plus figurative est visible. L’expression est toujours l’essentiel, mais l’art ne peut pas se passer de bagages techniques.
L’œuvre montre alors un peintre habile qui connaît bien son matériel et qui ne s’en tire jamais à bon compte. Les toiles témoignent d’un expressionisme abstrait où l’atmosphère est essentielle. Pas de “messages vagues” mais la peinture elle-même est le thème principal, c’est le mouvement énergique qui est fixé par le pinceau. La manière de travailler est violente et agressive, mais parfois elle est aussi méditative et réflective. La toile est une explosion de couleurs et de mouvements mais aussi avec une touche qui trahit le sentiment.
Van Boesschoten dit lui-même : “la peinture c’est pour moi fixer, enlever et refixer un chaos que je rends positif et dans lequel je tente de maintenir la vivacité et l’aspect dynamique.” Le plus souvent le corps humain est le point de départ pour une peinture ce qui est souvent précédé par le nu. Alors le dessin d’après un modèle reste une partie essentielle.
Un grand nombre d’années, Wouter van Boesschoten a combiné la peinture avec le travail de professeur de dessin qu’il fait avec la même intensité et la même passion comme on le trouve dans ses peintures. Il a travaillé aussi dans le monde de la publicité, mais il n’a jamais abandonné sa grande passion, la peinture. Ce dernier temps, Van Boesschoten a admiré de plus en plus les chansons de Francis Cabrel. Pendant son travail, il écoute souvent cette musique et c’est ainsi qu’il a eu l’idée d’utiliser quelques chansons de Francis Cabrel comme source d’inspiration pour son œuvre. Depuis 2008, il est venu s’installer à demeure dans son atelier au Theil dans Allier.
Par Peter Baak | |   |